5 raisons d’ouvrir une assurance-vie quand on est jeune

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L’assurance-vie est parfois associée à la retraite ou à la transmission d’un patrimoine déjà constitué. Pourtant, l’ouvrir jeune peut être intéressant, même avec une faible capacité d’épargne.

Voici 5 bonnes raisons de s’y intéresser tôt.

1. Prendre date fiscalement le plus tôt possible

L’assurance-vie bénéficie d’une fiscalité plus favorable sur les retraits lorsque le contrat dépasse 8 ans.

Or, cette ancienneté commence à courir dès son ouverture. Il peut donc être intéressant de prendre date jeune, sans attendre d’avoir plusieurs milliers d’euros à investir.

L’argent n’est pas bloqué pendant 8 ans

C’est une confusion fréquente.

Vous pouvez effectuer un rachat, c’est-à-dire retirer tout ou partie de votre argent, avant les 8 ans du contrat.

Et lors d’un retrait, l’intégralité de la somme récupérée n’est pas imposée. Seule la partie correspondant aux gains entre dans l’assiette fiscale.

Prenons un exemple simplifié : votre contrat vaut 12 000 €, dont 10 000 € proviennent de vos versements et 2 000 € de gains. Si vous retirez une partie de votre épargne, seule la fraction du retrait correspondant à ces gains est susceptible d’être imposée.

Que changent les 8 ans ?

Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017, les gains retirés avant 8 ans sont en principe soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, composé de 12,8 % d’impôt sur le revenu et de 17,2 % de prélèvements sociaux. Il est également possible d’opter pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu.

Après 8 ans, vous bénéficiez surtout d’un abattement annuel sur les gains retirés :

  • 4 600 € pour une personne seule ;
  • 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune.

Au-delà de cet abattement, le taux applicable dépend notamment du montant des primes versées et de leur date.

L’intérêt de commencer jeune apparaît alors clairement.

Une personne qui ouvre un contrat à 20 ans peut disposer à 28 ans d’une assurance-vie ayant déjà atteint son ancienneté fiscale de 8 ans, même si elle avait initialement investi une petite somme.

Il n’est donc pas nécessaire d’attendre d’avoir constitué un patrimoine important pour investir. Le minimum demandé dépend du contrat et certaines assurances-vie sont accessibles avec quelques centaines d’euros.

Enfin, il est important de sélectionner un contrat suffisamment compétitif pour être conservé longtemps. Les frais, la qualité des supports ou le fonds en euros pouvant fortement varier, il convient d’analyser les contrats d’assurance-vie qui se démarquent avant de souscrire.

2. Profiter au maximum du temps et des intérêts composés

À 20 ou 25 ans, on dispose rarement d’un patrimoine financier important.

Mais on possède quelque chose de particulièrement précieux pour investir : du temps.

Commencer tôt change fortement la capitalisation

Lorsqu’un placement génère des gains et que ceux-ci restent investis, ils peuvent à leur tour produire de nouveaux gains. C’est le mécanisme des intérêts composés.

Plus la durée est longue, plus ce phénomène peut prendre de l’importance.

Prenons un exemple purement théorique avec un investissement de 100 € par mois et un rendement moyen de 5 % par an :

  • pendant 20 ans : environ 41 000 € de capital ;
  • pendant 30 ans : environ 83 000 € de capital ;
  • pendant 40 ans : environ 153 000 de capital.

Ces montants ne constituent évidemment pas une promesse de gains. La performance réelle dépend des investissements choisis et peut fluctuer, voire être négative sur certaines périodes.

L’exemple montre simplement une chose : commencer dix ou vingt ans plus tôt peut faire une différence considérable.

Dans quoi investit-on avec une assurance-vie ?

Il faut ici comprendre un point capital : l’assurance-vie est une enveloppe.

Elle fournit un cadre juridique et fiscal dans lequel vous pouvez sélectionner différents supports d’investissement proposés par votre contrat.

On retrouve de façon générale :

  • le fonds en euros, avec une garantie du capital définie par le contrat ;
  • des ETF ;
  • des fonds d’investissement (OPC) ;
  • des SCPI ou SCI pour investir dans l’immobilier ;
  • parfois des actions en direct ou d’autres supports non cotés.

Les unités de compte, contrairement au fonds en euros, présentent un risque de perte en capital.

Pourquoi les ETF sont particulièrement intéressants quand on est jeune ?

Avec un horizon de plusieurs décennies, un jeune investisseur capable d’accepter les fluctuations des marchés peut consacrer une partie de son allocation à des actifs plus dynamiques.

Les ETF constituent une solution intéressante dans cette optique.

Certains permettent d’investir en une seule fois dans plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’entreprises. Ils offrent ainsi une diversification importante tout en affichant en moyenne des frais relativement faibles.

L’assurance-vie permet donc de combiner une enveloppe fiscalement avantageuse avec des supports susceptibles de capitaliser sur plusieurs décennies.

3. Apprendre à investir progressivement, même avec de petites sommes

Faut-il attendre d’avoir 20 000 € sur son compte pour se familiariser avec l’investissement ?

Pas nécessairement.

Commencer avec 50 ou 100 € par mois permet déjà de découvrir concrètement le fonctionnement d’un investissement, avec un enjeu financier limité.

Apprendre avec son propre argent change la perception du risque

En commençant progressivement, vous vous familiarisez avec des notions qui vous serviront ensuite pendant toute votre vie d’investisseur, notamment :

  • l’importance de la diversification ;
  • le rapport entre risque et rendement ;
  • le fonctionnement des ETF, des SCPI et autres supports d’investissement ;
  • les fluctuations des marchés ;
  • l’impact des frais ;
  • la répartition entre supports sécurisés et risqués.

Il est relativement facile d’affirmer que l’on supporte une baisse des marchés lorsqu’aucun argent personnel n’est investi.

Voir son portefeuille perdre temporairement 10 ou 20 % permet beaucoup mieux de comprendre sa véritable tolérance au risque.

Commencer avec de petites sommes peut donc être une période d’apprentissage utile avant que le patrimoine investi devienne beaucoup plus important.

Inutile de rendre son portefeuille compliqué

Débuter ne signifie pas acheter dix ETF, cinq fonds et plusieurs SCPI.

Une allocation simple, composée de quelques supports que l’on comprend réellement, peut largement suffire.

L’objectif est d’abord de comprendre ce que l’on fait et de développer une discipline d’épargne régulière.

Avec le temps, l’allocation pourra évoluer à mesure que les connaissances, les revenus et le patrimoine progressent.

4. Construire progressivement un capital pour ses futurs projets

Le contrat peut accompagner plusieurs étapes de la vie en dehors de la retraite.

Le capital reste disponible grâce aux rachats. L’épargne accumulée peut donc être utilisée plus tard pour différents objectifs :

  • préparer un projet immobilier ;
  • financer un projet professionnel ;
  • constituer progressivement un patrimoine financier ;
  • anticiper certains projets familiaux ;
  • préparer des revenus complémentaires à long terme.

Cette souplesse est intéressante lorsqu’on est jeune, car il est difficile de savoir exactement quels seront ses besoins dans dix, vingt ou trente ans.

Adapter les investissements à l’échéance du projet

Si vous pensez avoir besoin d’un capital dans deux ans, l’exposer fortement aux marchés actions peut être risqué. Une baisse importante pourrait justement intervenir au moment où vous souhaitez récupérer votre argent.

À l’inverse, un capital destiné à un objectif dans vingt ou trente ans dispose de davantage de temps pour traverser les fluctuations des marchés.

La bonne logique consiste donc à faire évoluer le niveau de risque en fonction de l’horizon.

L’assurance-vie permet justement de modifier progressivement la répartition entre fonds en euros et unités de compte sans avoir à fermer le contrat.

5. Commencer à préparer sa retraite plusieurs décennies à l’avance

À 20 ans, commencer à épargner pour sa retraite peut sembler très prématuré.

Financièrement, c’est pourtant l’âge auquel l’effort nécessaire peut être le plus progressif.

Ne pas dépendre uniquement de ses futurs droits à retraite

Il serait excessif d’affirmer que le système français de retraite par répartition va disparaître.

En revanche, les règles applicables dans trente ou quarante ans sont incertaines. L’âge de départ, les modalités de calcul ou le niveau relatif des pensions peuvent évoluer.

Constituer parallèlement un patrimoine personnel permet donc de disposer d’une source de revenus complémentaire.

Et plus cette constitution commence tôt, plus l’effort peut être réparti dans le temps.

Un contrat qui peut évoluer avec l’âge

L’assurance-vie ouverte à 20 ou 25 ans ne doit évidemment pas conserver la même allocation pendant cinquante ans.

Un jeune investisseur ayant un horizon très long et une tolérance élevée au risque peut détenir une part importante d’unités de compte.

À mesure qu’un objectif approche, il pourra progressivement sécuriser une partie du capital, notamment grâce au fonds en euros.

Plus tard, le contrat pourra servir à effectuer des rachats afin de compléter ses revenus.

Enfin, avec la constitution d’un patrimoine et l’évolution de la situation familiale, l’assurance-vie peut acquérir une autre fonction : préparer la transmission, grâce notamment à la clause bénéficiaire et au régime successoral spécifique de l’assurance-vie.

Conclusion

Ouvrir une assurance-vie jeune ne nécessite pas de disposer immédiatement d’un patrimoine important.

Investir jeune permet de prendre date fiscalement, de profiter du temps disponible pour générer des intérêts, d’apprendre à investir et de commencer progressivement à constituer un capital pour ses projets.

Le montant investi peut augmenter plus tard ; les années écoulées, elles, ne se rattrapent pas.

 

⚠️ Information réglementaire. Ce contenu est publié à titre purement informatif et pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement, ni une recommandation personnalisée, ni une incitation à investir. Investir comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Consultez un conseiller en investissement financier (CIF) agréé avant toute décision.
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Kevin Grillot

Diplômé BTS Assurance Fondateur aidebtsassurance.com Actif depuis 2019

Diplômé du BTS Assurance au lycée Nicolas Ledoux de Besançon, j'aide les étudiants à réviser et réussir leurs examens depuis 2019. Ce site regroupe tous mes cours, fiches et outils pour préparer le BTS Assurance.

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