Avis AMV — garanties, service et tarifs

AMV — Assurance Moto Verte — a été fondée en 1974 par Franck Allard, à une époque où assurer une moto relevait du parcours du combattant. Un demi-siècle plus tard, c'est le site d'assurance deux-roues le plus consulté de France, filiale du groupe Filhet-Allard, sixième courtier national. Le statut compte ici : AMV est courtier, pas assureur. Il conçoit et gère, le risque étant porté par des compagnies partenaires — ce qui détermine à qui s'adresser quand une indemnisation est contestée.

Depuis 1974 Société par actions simplifiée, courtier en assurances Siège : Mérignac Mis à jour août 2026
Dénomination
AMV, S.A.S de Courtage d'Assurance, groupe Filhet-Allard
Statut
Société par actions simplifiée, courtier en assurances
Création
1974
N° ORIAS
07 000 513
Site officiel

Points forts et limites

Ce qui fonctionne

  • Spécialisation deux-roues depuis 1974, avec une connaissance fine des modèles, des usages et de la sinistralité moto.
  • Couverture des profils que les généralistes rejettent : gros cylindrées, quads, véhicules de collection, conducteurs résiliés.
  • Garanties propres au deux-roues — équipement du pilote, accessoires, immobilisation — souvent absentes ailleurs.
  • Adossement au groupe Filhet-Allard, qui donne un poids réel de négociation face aux compagnies porteuses.

Ce qui mérite attention

  • Statut de courtier : la décision finale sur un sinistre appartient à la compagnie porteuse, ce qui allonge les recours.
  • Gamme centrée sur le deux-roues, sans possibilité de regrouper auto, habitation ou santé.
  • Tarifs pas systématiquement les plus bas : la spécialisation se paie sur les profils standards sans particularité.

Résilier un contrat AMV

Un contrat moto ou scooter se résilie librement après douze mois, sans frais ni motif, le nouvel assureur pouvant conduire la démarche au titre de la loi Hamon. Avant ce délai, préavis de deux mois à l'échéance ou motif légitime — dont la vente du véhicule, fréquente en deux-roues. Le statut de courtier impose une vérification : la demande doit viser l'entité indiquée sur l'avis d'échéance, qui peut être la compagnie porteuse et non AMV. Conserver l'accusé de réception évite tout litige sur la date d'effet.

Déclarer un sinistre

La déclaration intervient dans les cinq jours ouvrés, deux jours ouvrés en cas de vol — délai court et strictement appliqué en deux-roues, où le vol est la première cause de sinistre. Le dépôt de plainte est exigé, ainsi que les clés et, selon les contrats, la preuve du dispositif antivol homologué : son absence justifie fréquemment un refus. Pour un accident corporel, le certificat médical initial conditionne l'évaluation ultérieure des séquelles, et l'équipement du pilote n'est indemnisé que si la garantie a été souscrite explicitement.

Questions fréquentes

Non, c'est un courtier immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 07 000 513. Il distribue et gère les contrats, mais le risque est porté par des compagnies partenaires dont le nom figure aux conditions générales.
C'est l'un de ses terrains historiques. La spécialisation permet de tarifer des profils que les généralistes refusent, moyennant une prime qui reflète le risque réel.
Seulement si la garantie correspondante a été souscrite. Casque, blouson, bottes et gants ne sont jamais couverts d'office : c'est une option, dont le plafond mérite d'être vérifié au regard du coût réel d'un équipement complet.
La plupart des contrats deux-roues conditionnent la garantie vol à l'usage d'un antivol agréé SRA, dont la preuve est demandée. Sans lui, le refus d'indemnisation est régulier et juridiquement fondé.
Il faut saisir par écrit le service réclamations de la compagnie porteuse, indiquée aux conditions générales. Passé deux mois sans réponse satisfaisante, le Médiateur de l'assurance peut être saisi gratuitement.

Méthode. Cette fiche est une analyse éditoriale indépendante rédigée par Kevin Grillot. Elle décrit le fonctionnement des garanties et le cadre légal applicable ; elle n'émane pas de AMV et n'a pas valeur de conseil personnalisé. Les garanties, plafonds et franchises varient d'une formule à l'autre : seules les conditions générales du contrat proposé font foi.